Contre vents et marées

Bon…. il faut tout de même que j’envoie quelque chose. Quelques mots qu’une amie m’a inspirés, quelques mots que je peux me permettre d’écrire maintenant qu’elle a dépassé ce vécu et est
plus sereine.

 

 

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Contre vents et marées

 

 

quelques mois

avaient suffi  pour emporter

fils   père   époux

partis plus vite qu’on ne peut

compter sa peine

 

tournée vers son ombre

elle contemplait l’abîme

qui l’aspirait

 

tout mouvement contraire

était violence

même la tendresse

devenait maladroite

et le baume de la poésie

brûlait comme huile

sur la flamme de sa tristesse

seule la souffrance

pouvait la distraire

 

alors est arrivé son tortionnaire

bien venu

il l’a guidée vers la passion mortifère

 

elle prenait l’amour

elle prenait les coups

elle oubliait ses amis

elle fuyait sa famille

avant qu’on ne la quitte

encore

 

mais quand dans sa folie

il a voulu prendre sa vie

— l’écart de trop —

 

elle a ouvert les yeux

et la vision de ses petites-

-filles a déterré le feu

que son cœur reflouait

 

 

exit l’amant !

7 réflexions sur « Contre vents et marées »

  1. Paroles de femme, paroles fortes, inscrites, gravées. Constat de la solitude, du désamour, de la lucidité et enfin de l’amour éternel indestructible, celui -le vrai- que l’on porte aux êtres purs
    non pollués encore pas nos gestes. Amant et amour comptent le même nombre de lettres c’est souvent leur seul point commun. Bravo pour ce texte.
    Jonas

  2. La douleur est plus invivable que la mort. Le malheur est indigeste, il laisse ses traces si acides. Mais lorsque la vie nous réveil on tente d’allumer la lumière.
    Il n’est pas facile de mettre des mots sur sa douleur comme celle des autres mais chère Hélène tu as touché juste.

  3. Les histoires, les histoire d’amour finissent mal…C’est presque de la prose que tu as livré là, Carmen. Tout est dit en peu de mots, c’est bien..Ah, la vie a de la ressource quand même, et
    heureusement..

  4. Bonsoir Carmen

    peut-être avait-elle besoin de cette présence violente, pour ne plus penser, pour oublier, mais son besoin de vivre était plus fort que tout et il restait un lien,fort, devenu invisible en période
    de sa plus grande peine, alors c’est au moment de basculer qu’elle a compris.

    Merci d’être passée, ton commentaire a retenu mon attention et me fait réfléchir, je te fais une réponse dès que possible.

    Bisous en attendant et bon dimanche
    Douce nuit
    Le Noctamplume

  5. Comme c’est poignant, Carmen ! Et comme tout est dit en peu de mots, en touche réaliste, mais tout en finesse. Belle soirée à toi. Amicalement.

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