Sous le vent

 

 

Aivazovski_Epave.jpg

tableau d’Ivan Aïvaszovski

 

 

 

Sous le vent

 

entre les maîtres du pouvoir

le pouvoir de l’argent

et la gente d’artifices

quelle place reste-t-il

au vivant qui aspire

à naviguer libre

dans l’amplitude

d’un cœur simple ?

 

 

quand l’amour est en soi

il se pose sur la drisse

d’une voix dans l’écoute

du souffle il arpège

le long des voilures

et précède le changement

d’amure — les pensées

le ramènent à lov’ allure

 

la vie suit son cours

nous
sommes son estuaire

 

 

C.
P.

6 réflexions sur « Sous le vent »

  1. Tout est dit dés la première strophe; pas de place sous l’argent, on ne peut qu’étouffer. Cette vie d’amour est pourtant celle que chacun recherche. Nos sociétés sont inhumaines, mais peut-être ne
    sommes-nous pas conformes à nos désirs…

  2. Bonjour très chère Carmen

    Ta première strophe est sublime pour un petit détail, c’est qu’elle est abordable à beaucoup et ma vision du poète ( personnelle qui n’engage que moi) est qu’il doit faire passer le message à un
    maximum de lecteurs, même s’il emploie quelques métaphores et y ajoute une illustration “sine qua non” fort représentative.

    Tout est dit dans un condensé synthétique d’une extrême précision.

    La deuxième, s’apparente à une fine psychologie d’adaptation aux exigences de l’amour où tu as fait le choix de la maîtrise de la navigation en te servant des effets du vent et en appréhendant les
    aléas pouvant survenir.

    Toute mon amitié

    Bisous

    Le Noctamplume

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