Au souffle inconstant

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Au souffle inconstant

 

 

Le fécond sème dans le silence

son pollen que le vent disperse

 

C’est l’hiver et mon poème

stérile

s’habille de moufles de laine

 

Le cyprès tremble sur l’arc

de terres dévastées

La flèche ripe…..poursuit sa course

vite…..du miroir

au trou noir glacé

 

Ohces mots de verre

de mille parts surgis

à points de chausson

je leur creuse un nid

et ces peines givrées

toutes retournées

attendront la saison

qui viendra les ravir

 

 

 (et un deuxième poème, aujourd’hui ,pour réchauffer l’écorce sensible, frileuse en cette saison)

 

 

 

Des mots alanguis

 

 

 

J’envie des courbes

des arabesques-émaux

qui se perdent

dans l’infini-

-ment loin

 

 

J’ai mal partout

qu’un cœur dérange

 

 

J’ai mal de vous

en file d’amante

 

 

Étrange !

 

 

L’écorce à nue

ne sait qu’être

le corps sage

ouvert sur des rivages

à jamais inconnus

 

 

.

9 réflexions sur « Au souffle inconstant »

  1. le souffle devient fraïcheur à lire tes langueurs…même si ce n’est pas encore l’hiver…tu ressens les primeurs…tout le corps s’en ressent..il a mal de son présent…il lui faut fuir ce
    temps…qui arrive maintenant..mais voilà faut trouver les rivages..;où tout peut être plus sage..;pour que vive la vie…dans une autre vie…bonne journée
    bisous
    claude

  2. J’ai l’impression de suivre un fil dans tes mots, alors même que celui que je suis n’est sans doute pas le même que celui que tu tisses!
    Et c’est ça qu’est bon!
    Bonne soirée mamzelle à bientot

  3. De tes poèmes émanent une sensibilité, une douceur , cela me réchauffe, j’étais venue les lire, il faisait froid dehors, il neigeait aujourd’hui c’est la pluie je les trouve encore plus doux
    ….

    Merci pour ces deux textes.
    J’aime cette manière d’écrire, je ne me suis pas aventurée à le faire mais je sais apprécier chez les autres.

    Dors bien et si dans tes songes te viens des idées court nous les transcrire

  4. Bonjour Carmen,

    Je découvre ton blog après ton passage « chez moi ». Tes écrits sont assez éclectiques et j’ai pu constater ici une imagination débordante pour ce qui concerne les récits.

    Quant à ces deux poèmes, ils se complètent très bien et j’apprécie leur fluidité.

    Merci de m’avoir ouvert ton petit domaine.

    Bien à toi,

    Cathy.

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