Vent d’Ouest

croquis de Charles L'Heureux

 

Le vent d’Ouest secoue son corps d’hiver
la pluie ne cesse – les gouttes glissent
le long de ses branches – encensent la terre.
Son panache à venir replié dans l’alcôve
de ses bourgeons, l’arbre offre ses ramures en prière.

Mudras tendus vers le ciel, doigts papillons
entre lesquels insiste le souffle – s’infiltre
jusqu’à ce que la coupe gonflée d’air frémisse
en mille points puis retombe dans l’instant calme.
Une sculpture d’énergie s’ancre autour du bois

 

Erin

(illustration de Charles L’Heureux, arbre remarquable du Canada)

14 réflexions au sujet de « Vent d’Ouest »

  1. Très beau poème et hommage aux arbres que j’aime tant !
    Je suis toujours triste quand on en abat un.
    L’image est dépouillée et belle et tes mots la subliment.
    Bonne journée.

    • Oh, moi aussi. J’ai eu peur pour les arbres du chemin qui passe derrière chez moi. Deux chênes ont été coupés, d’autres élagués, mais les quatre qui sont juste au bout de notre terrain n’ont pas été touchés. Ouf ! Entendre les tronçonneuses pendant trois jours me faisait mal !
      Un beau cadeau que ce dessin qui m’est parvenu !
      Bonne soirée, clara.

  2. Parfois le vent d’Ouest souffle si fort, que les arbres tombent 🙁
    J’aime entendre le vent dans les branches nues, l’arbre chante.
    Bonne journée

    • Il y a en effet parfois de terribles tempêtes, elles sont rares, heureusement.
      Quand le vent est modéré, il fait chanter la nature et les objets qu’il rencontre.
      Bonne soirée, gibee.

  3. « Son panache à venir replié dans l’alcôve
    de ses bourgeons, l’arbre offre ses ramures en prière. »

    Si beau Carmen…
    Je regrette en te lisant que les mots se sont éloignés de moi…
    Bien à toi,
    Yan

    • Ah la la, je m’éloigne de beaucoup que je ne commente pas assez. Ma présence sur fb, peut-être ? J’espère qu’en cliquant sur ton image de profil je parviendrai jusqu’à ton blog.
      Tu peins, la couleur parfois éloigne des mots. Et inversement. Mes amis peintres me disent qu’on ne peut dévolopper plusieurs « talents », mais moi je regrette de ne plus faire de pastels. J’espère y revenir quand l’écriture aura pris un rythme plus serein. Quand rassembler mes textes ou poèmes en vue d’édition ne sera plus stressant et qu’ils trouveront lecteurs sans qu’il soit nécessaire que j’aille vers eux.
      Bonne journée, Yan.
      Carmen

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