Les goémoniers

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Reflet d’hier

une simple photo du  Koréjou Plouguerneau

où l’on voit une scène du  traditionnel

ramassage du goémon sur nos plages bretonnes .

 

Reflet d’aujourd’hui

un drame diligenté par  l’obscurantisme

a brisé le miroir où le temps présent

réfléchissait son bonheur de vivre

.

La photo du passé entre les mains, le sang démonté par la révolte

.

Je trouve cette image apaisante

La nature à l’aube nouvelle

fidèle à son propre mouvement,

réinventait la  lumière

Le froid cependant figeait mon humeur

Accepte la lumière !

.

Je trouve cette image apaisante

Elle m’enveloppe d’une douce vibration

La chaleur liée à la proximité des hommes

absorbés par la tâche commune

défie toutes les menaces

.

Cette image d’une inflexible réalité

me cheville, malgré le froid, au désir de lumière

Les empreintes des vies au coeur de ma mémoire

chaussent leurs sabots et talonnent mes résistances

.

Erin (Carmen P.)

.

photographie Jean-François Michelet

 

20 réflexions sur « Les goémoniers »

  1. Bonjour Carmen,

    Une image apaisante, accompagnée de mots qui me font du bien, qui mette du baume aux souffrances des cœurs, des pensées.

    Traduit avec tes mots ce que nous venons de vivre est fort et me parlent….

    Je vais me balader sur ton blog car je sais que tu as écrit, je te lis aussi ailleurs sur FB et il me semble y avoir vu cette photo.

    Amicalement

    EvaJoe

    • Bonjour Eva, je n’ai pas encore transféré tous mes poèmes sur l’un ou l’autre des mes blogs. Je le ferai peut-être demain.
      Oui, mes mots sont venus ainsi, dans les jours qui ont suivi. C’est assez étonnant que j’ai relié le sentiment de vie à une scène de vie, à des conditions de travail très difficiles.

    • La vie se poursuit et nous devons tout prendre… il y a tant de noblesse dans tous les gestes de la vie, au quotidien (on ne s’en rend pas toujours compte)
      Merci d’être venue ici, Aloysia. Bon week-end à toi !

  2. Cette photo paraît décalée de la réalité. Elle est la vie dans sa plus simple expression, dénuée de tout excès, rafraîchissante, paisible. Avec tes mots, ça fait beaucoup de bien. Merci Carmen.

    • Oui, c’est sans doute pour cela qu’elle m’a interpellée. Je suis heureuse que ce poème te plaise. Sur un forum ils l’apprécient moyennement. J’ai tenu à utiliser un registre de langage simple, aller vers les autres et leur dire : “je trouve cette image apaisante, et vous comment la ressentez-vous ?” Je pense que la poésie peut se permettre d’être directe.

  3. Cette image m’apaise aussi, erin, faisant de plus relativement partie de mon univers quotidien …
    Il y a une “force” indescriptible dans les entrailles de l’air marin et des hommes qui y vivent….Il y a, je dirai, ce “retour à l’essentiel” !

    Photo et écrit MA GNI FI QUES !!!!

    Châle-heureuse-aimant : sabine

    • Dans les gestes simples de la vie, dans la tâche effectuée ensemble, il y a une dignité naturelle et rassurante… quelque chose qui nous nourrit et que la vie d’aujourd’hui a tendance à oublier.

    • Je pense qu’on en a bien besoin, également. Se mettre ensemble à préparer un repas. Prendre le temps d’un jeu de société en famille… mettre son coeur à un travail en commun, même s’il est dur, car il n’est pas inutile s’il est vécu dans la présence aux autres.

  4. Bonsoir Carmen,

    Magnifique! Tout comme Evajoe, et d’autres, tu as su écrire un poème émouvant en l’honneur de la vie et de toutes ses beautés. Mes mots étaient éteints…
    Merci Carmen
    Bien amicalement

    • Si tu savais comme ton commentaire me fait plaisir, Martine. Sur un forum, nombreux sont ceux qui n’ont pas aimé ce poème. Il bat les records de mauvaise notation (plus mal noté que si j’étais un médiocre apprenti-poète). On m’accuse d’être passéiste, de vouloir montrer la beauté là où elle n’est pas, de minimiser le choc ressenti par nous tous… je deviens l’ennemi N°1. Il a suffi d’une mauvaise notation pour que les autres suivent et descendent mon écriture. Tolérance où es-tu ? Il me font une belle démonstration de la bêtise humaine, sous prétexte de compassion, sans remarquer qu’elle procède d’une forme de violence.
      C’est moi qui te remercie, Martine.

  5. Merci pour ce partage très humain. J’ai déjà participé au ramassage de goémon lorsque mon grand-père était vivant. Je n’oublierai jamais ces moments conviviaux et si si chaleureux Carmen. Je trouve cette image très apaisante. Bisous.

  6. Travailler ensemble. Cela se fait de moins en moins. Pourtant, même si le travail était rude, il y avait des parties de rigolades.
    A la terre, cela arrive encore, mais si peu.
    Tu as raison, relier les deux faits apaise. Pourquoi ? Bizarre. Peut-être simplement parce que nous avons envie de croire que le bon du temps est plus fort que le mauvais du temps. Hum … quand je pense à ce que je viens de te répondre … Mais il le faut. Il n’y a que de cette manière que nous pouvons continuer.
    Bonne soirée

    • Mais non…. il ne faut pas douter, c’est très bien dit ! Nous sommes tous embarqués en humanité et il ne faut pas tenir pour insignifiants les moments de joie, de partage du vécu… même dans le travail.

      Bonne Année, pimprenelle !

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