À poings et à flûtes

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À poings et à flûtes

 

 

 

sur le ring    de jour comme de nuit

s’affrontent clarté et doutes

le conscient plonge

                           dans le cauchemar

et le poète écoute

.

.

.

 

à chaque round

 

recueil des exhalaisons

éponge de sang noir

bailliage de solitudes

 

jusqu’à l’usure

de la raison

 

 

calme

 

au point de vulnérabilité

juste avant

le no mind land

 

 

dans l’obscur du jour

la lumière nocturne

attend

 

la remontée du sel

 

à

venir

 

sur la page se répand

l’espérance que le monde

n’ose pas dire

 

réplique

au flou de le parole

lentement s’évapore

l’eau primordiale

 

sous

la pente de l’émotion

la pensée va l’amble

 

et le poète entend

la voix comme un roseau

 

— un chant de salamandre —

 

 

***

 

 

À poings et à flûtes

 

Sur le ring,de jour comme de nuit s’affrontent clarté et doutes

Le conscient plonge dans le cauchemar et le poète écoute

 

À chaque round : recueil des exhalaisons,  éponge de sang noir,

bailliage de solitudes… jusqu’à l’usure de la raison

 

 

Calme, au point de vulnérabilité — juste avant le no mind land

dans l’obscur du jour, la lumière nocturne attend

la remontée du sel à venir

 

Sur la page se répand l’espérance que le monde n’ose pas dire

 

Réplique  au flou de le parole, lentement s’évapore,

l’eau primordiale

 

Sous la pente de l’émotion la pensée va l’amble

et le poète entend la voix comme un roseau

 

— un chant de salamandre —

 

 

 

Carmen Pennarun

 

(deux formes proposées pour ce poème… je pense actuellement  ma poésie sans majuscules, sans ponctuation et avec des espaces
mais je sais que le lecteur peut s’y perdre… pourtant mon coeur penche de ce côté !)

5 réflexions sur « À poings et à flûtes »

  1. Bonsoir Carmen

    La vie moderne contemporaine menée à un train d’enfer, réduit énormément le potentiel du poète et rares sont ceux maintenant qui appliquent, ou ressentent l’ensemble des exhalaisons en déformant
    quelque peu les opposés.

    Tu joues habilement de la plume et de l’esprit en y instaurant une fuite éthérée au royaume de la réflexion vertueuse, mais dans ce domaine la pensée devient rare, aux profits des caricatures et
    d’un entendement plus superficiel.

    La roue tourne, les cycles se suivent, les grands penseurs ne sont pas toujours reconnus de leur vivant, heureusement que tu édites.

    Merci au nom de la communauté

    Merci d’être passée et de m’avoir laissé un commentaire judicieux concernant Alexandra

    Bisous et douce nuit
    Le Noctamplume

  2. Tu as raison, il faut tenter des expériences…Ca peut être tout à fait lisible, les textes sans ponctuation; le Nouveau Roman en avait produit quelques-uns, il me semble..Toi aussi, tu fais dans
    la méditation nocturne, on dirait 😉

  3. Carmen,

    Ton texte je l’ai lu d’une traite, et ensuite je l’ai lu à nouveau, aussi je voulais te dire qu’importe la ponctuation, quand je relis la seconde fois, je fais les arrêts de respiration là ou j’en
    ai envie.
    J’écris souvent sans ponctuation et je pense que la poésie s’écrit comme chacun la ressent.
    Regarde les haïkus il ne faut pas mettre de majuscule en commençant les phrases et pas de ponctuation…

    Ce texte est magnifique et a une touche finale comme un peintre fait une belle toile.

    Je reviendrais lire une autre fois, j’y verrais autres choses j’en suis certaine.

    Gros Bisous d’EvaJoe et belle fin de dimanche

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