du langage potinier à la langue potière

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 du langage potinier à la langue potière

 

entre les mots un filet d’air passe et capture

les soupirs

l’ébauche d’un songe inflige fissures

au vase d’argile

glisse invisible son butin dans la nuit

des errances rassemblées

jusqu’au jour de l’épreuve du feu

 

dans un éclat sonore le flot du silence

jamais déluté

sera rendu à la langue potière

 

j’entends comme un vibrato venu de l’enfance

 

 

.

7 réflexions sur « du langage potinier à la langue potière »

  1. Bonjour Carmen,
    Ne serait-ce pas le travail de la terre en cuisson avec ces couleurs peintes dessus…avant et pendant la cuisson ??? La terre qui parle à sa manière…Lamentation ou bien-être ? Va savoir !
    Voila ce que m’évoque tes vers… bien mystérieux… La photo, un indice… Pour toi un souvenir lointain…
    Belle nuit !
    Bises

  2. Alors moi, je suis parti sur tout autre chose, j’ai tellement souffert des potins dans ma vie que ça fait penser aux personnes frustrées, où entre chaque mot persifleur, un filet d’air passe et
    capture un long soupir et où tous ces mots dans la grandeur d’une vie perdue, s’amassent au fond d’une poterie fêlée, se faisant écho d’une triste résonnance et au moment de la dernière heure,
    l’être échappant à l’extase du paradis se verra confronté à l’épreuve du feu, faisant disparaître à jamais tout le mal qu’il a fait, redonnant à la langue sa vertu et la malléabilité des argiles
    nobles, transcendant l’innocence, comme vibrato à la pureté de l’enfance revenue.
    Douce nuit et bisous, très chère Carmen
    Le Noctamplume

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