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La petite fille de jadis qui descendait la rue
a oublié le prix du pain de deux livres
autant que les sautillements de l’enfance.
Elle avait pourtant prêté son âme au chant
des sirènes mais l’eau du temps a dévalé la pente
plus vite qu’elle. Il est un temps pour grandir
et un autre pour rétrécir. Quand les gestes
deviennent étroits et que les épis d’or
de la pensée ne laissent plus germer
le désir de rejoindre la mer, l’aquarium
de la vie cesse de s’évaser, il ne parvient plus
à contenir les rêves et l’étoilement du ciel
en faille de lumière. Un bond hors de l’eau
reste possible. L’astre lunaire paraphe
la fuite d’un débordement de page.
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Carmen Pennarun
Bonjour Carmen,
Ton beau et sensible poème pourrait s’accorder à la petite fille que je fûs jadis.
Très touchée par tes mots
Bien amicalement
Merci Martine d’avoir lu ce poème. Nous nous acquittions avec plaisir de certaines courses, comme aller chercher du pain, des oeufs, du beurre ou du lait à la ferme voisine…
Il manquait un poème à mon futur recueil dont le titre sera : Voir la mer conter ses sirènes.
Bonne soirée, Martine.