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Ils ne déchireront pas le voile

car il n’y a pas de voile

 

Celui que le crime offusque

est le criminel occulte

Seul le contraire de l’évidence

détient une once de vérité

 

Alors, ils en appelleront à l’inconscience

puisqu’en vérité seuls les lieux communs

ont le droit de cité

 

Aller par les chemins hostiles

en aucune façon ne divisera

leur pensée car la jungle est humaine

– en leur âme le terme des visions amères –

 

Il leur faudra tout abandonner

avant d’accepter sans haine

que leur cœur s’emplisse de ce qui est

sans gratitude aucune, accueil !

.

Carmen P;

photo :David Senechal

9 réflexions au sujet de « Accueil »

  1. Qu’il est difficile d’exprimer, de faire comprendre et même d’accepter que ce que l’on voit à l’extérieur est en fait en soi… ! Puis de convenir qu’en définitive rien ne peut être autrement que ce qui est ! Seul l’Amour le révèle, et les Bouddhistes n’ont su pour cela que s’en remettre à la notion de Compassion…

    • Oui, la compassion, mais elle contient encore beaucoup d’émotion, il y a encore du trouble dans une âme pleine de compassion. Enfin je suis loin de parvenir à ne pas être « troublée ». Accepter que rien ne puisse être différent est une dure école ! Bon week-end, Mâyâillâ.

      • En matière d’accueil, mieux vaut s’apprendre à vivre la différence que prêcher l’indifférence… sous peine de se fermer à tout.

        • Il n’est pas ici question de différence, de comparaison, de hiérarchie, de préférence. Il n’y a pas de prêche, pas d’indifférence, mais un état d’être… la poésie ne tente pas de convaincre elle part du coeur, et procède d’une mise à nue de l’âme (et ce n’est pas facile car le risque est grand de la voir piétinée).

          • Èvidemment, je n’ai pas émis l’idée de comparatif et encore moins celle des hiérarchies et autres préférences.

            Et puis d’abord qui sont « Ils »?

            (à savoir que l’acception qui se ressent dans les strophes 2, 3, et 4 me fait songer aux « exclus » de notre monde lambda)

          • Je sais que ce genre de poèmes peut ne pas être compris. J’en prends le risque cependant, puisqu’il est le résultat de séparations, de longues années d’accompagnement, en essayant de garder le cap…. encore maintenant. Alors je prends le risque de l’écrire, le risque de l’incompréhension (je ne le publie qu’ici, d’ailleurs). Je me place dans le non-jugement(même si parfois un réflexe me replace dans le jugement), dans la non-attente (il me faut tant attendre), dans l’amour avec un électroencéphalogramme plat. Je comprends que mes mots, parfois, tiennent plus du rébus que de la poésie. Merci pour ton passage, Robert-Henri. (ce « ils », c’est nous, l’humanité en marche, qui trébuche souvent)

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