Au berceau du silence

Le silence est un jardin dont l’accès est une conquête

il offre sa luxuriance aux éprouvés de la vie

dont le cœur – malgré les épreuves – aspire toujours

à la Paix et est prêt à la partager

.

.Écoutez…

.

ce mouvement continu de vagues

quand une mère d’éternité parle

à son enfant et que le silence

en lents mystères murmurés

accomplit le miracle d’accorder

leurs cœurs à la nuit

.

une danse s’orchestre

au fil des mots décantés jusqu’à

l’apaisement quand le sommeil

monte à l’échelle des anges et

que les bruits partent en voyage

du désert jusqu’en terre Adélie

.

ils partent comblant toutes les faims

ils voyagent rassurant toutes les chairs

aimées — vague après vague

grandies — souffle après souffle

.

ainsi la vie cueille les frissons

des âmes qui se conjuguent

au présent et élèvent leurs chants

jusqu’au chœur des chérubins

.

Carmen Pennarun

Illustration : Tracy Porter

4 réflexions sur « Au berceau du silence »

    • Il y a tant à dire sur le silence. Ce sont ces ridules comme des murmurations qui ont guidé ce poème. Merci de m’avoir lue, Martine.

  1. Tout est paisible dans ce magnifique poème… Faire la paix en soi ou faire silence se ressemblent, laisser le processus se dérouler sans peur et sans agitation, en aimant simplement ce qui arrive. Merci Carmen pour cette vision poétique, elle me touche énormément. Lumineuse semaine à toi. brigitte

    • Poème écrit pour une anthologie des poètes de Bretagne dont le thème de cette année est le Silence (rien à voir avec le thème national). Merci de l’avoir apprécié. Lumineuse semaine pour toi aussi, Brigitte.

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