Au souffle inconstant

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Au souffle inconstant

 

 

Le fécond sème dans le silence

son pollen que le vent disperse

 

C’est l’hiver et mon poème

stérile

s’habille de moufles de laine

 

Le cyprès tremble sur l’arc

de terres dévastées

La flèche ripe…..poursuit sa course

vite…..du miroir

au trou noir glacé

 

Ohces mots de verre

de mille parts surgis

à points de chausson

je leur creuse un nid

et ces peines givrées

toutes retournées

attendront la saison

qui viendra les ravir

 

 

 (et un deuxième poème, aujourd’hui ,pour réchauffer l’écorce sensible, frileuse en cette saison)

 

 

 

Des mots alanguis

 

 

 

J’envie des courbes

des arabesques-émaux

qui se perdent

dans l’infini-

-ment loin

 

 

J’ai mal partout

qu’un cœur dérange

 

 

J’ai mal de vous

en file d’amante

 

 

Étrange !

 

 

L’écorce à nue

ne sait qu’être

le corps sage

ouvert sur des rivages

à jamais inconnus

 

 

.

Parfum de Zéphyr

Tableaux 3776 petit 

 

Parfum de
Zéphyr

 

Trésor inestimable

le chant de l’oiseau-lyre

cueilli avant qu’il ne s’envole

vague friselis sur le sable irisé

 

Fleur éclose dans le cœur de l’alouette

cristal éclaté du vitrail

à l’aurore d’un matin

soleil de serre

 

Nuages qui dansent

en voiles suspendues

par dessus les eaux mortes

 

Amour touché

se balance d’aile à aile

là où bruissent les crécelles

 

Les voix s’accordent

aux trilles gonflées de joie

elles ondoient sous le vent

irradient le monde

 

 

parfum de zéphyr