Just a patch

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Just a patch

 

L’homme rapiécé

est le jouet de la vie

quand de ses mains expertes

il ressort hésitant

avec juste la force de la résignation

il peine à poser sa détresse

sur une épaule candide

 

Est-ce la peur, cette ennemie

qui conseille la prudence

provoque l’éboulement

des dernières libertés

 

Garder les craintes pelotonnées

l’amour frissonne au fond de la soute

 

L’homme rapiécé

se repense fragile

il abandonne sa joie

à l’ovale de sa paume

le temps d’épingler une larme

au filtre bleu de son cœur

il chiffonne ses soupirs au rideau d’infortune

 

Une brise légère

comme une confiance narcissique

dépêche le bonheur

à tous les étages de la vie

 

L’amour frissonne au fond de la soute

il n’y a d’âge pour l’attiser

 

Erin (Carmen P.)

17 réflexions au sujet de « Just a patch »

  1. Bonjour Erin,
    Je suis contente de découvrir ton blog après avoir demandé son adresse à Gibee .
    J’aime beaucoup cette description de  » l’ homme rapiécé qui se repense fragile et abandonne sa joie à l’ovale de sa paume » : l’illustration du beau tableau de la mélancolie d’Edouard Munch lui conviendrait aussi très bien, mais il y a aussi dans ce poème cette petite lumière d’espérance qui, un jour, le réveillera, cet amour qui « frissonne au fond de la soute « : Merci pour lui et pour nous car tout poète doit être porteur d’espérance.

    • Bonjour Blanche,
      Je ne parviendrai pas à revenir sur ton blog non plus à partir du commentaire. Parfois, pour retrouver des personnes que j’ai aimé lire, je dois retourner sur leurs commentaires sur mon ancien blog.
      Tu as bien vu que ce texte est une autre version de ce que m’a inspiré le tableau d’ E. Munch. Là, j’ai davantage pensé chanson que poésie. Mais je ne sais pas si ce texte inspirera un musicien.
      L’espérance est indissociable de la vie, quand on la perd on s’éteint… c’est pourquoi, sans porter des oeillères sur les problèmes liés à la vie, je souhaite que transparaisse toujours l’espoir dans mes mots.
      Le début d’une de mes nouvelles (elle aussi inspirée par le même tableau) est sombre et pourrait faire croire que tout espoir est envolé, mais j’ai fait évoluer l’histoire de telle façon que le personnage reprenne goût à la vie. Je posterais bien ce passage, mais je suis peu lue sur mon blog…

      Merci d’avoir retrouvé le chemin vers mes mots et mes couleurs, maintenant cachés dans le repère de la salamandre.

    • Oui, Paradisalia, et ce rien est merveilleux !
      La déprime, la mélancolie, met du temps à s’installer… et puis un jour, une étincelle, une autre façon de voir les choses vient nous surprendre.
      Bon week-end à toi.

    • Inévitables cicatrices… Elles sont à prendre en même temps que la vie. Option : espoir (en disant cela ma fantaisie poétique part déjà plus loin…)
      Bon dimanche, Louv’

    • Un poème qui passe et est bien vite oublié. La poésie et la gastronomie ont des points communs 🙂
      En ce moment, je relis mes nouvelles, je relis mes nouvelles, je relis… encore et encore.
      J’aimerais dire à chacun que je suis désolée de ne pas passer les lire plus souvent.
      Bonne soirée, Gibee.

  2. Bonsoir Carmen
    Le poète distingue et transmet, mais il est avant tout être et humain, alors il est lié, comme tout un chacun à la boîte de Pandore et n’a comme seule survie l’espoir…
    Après, c’est l’interprétation qu’il en fait, comment il visionne et redessine la métaphore par le mot qu’il va cerner les scènes et transgresser les ressentis et donner des mesures hiérarchiques à ses rimes empiriques et tu nous en fais là, preuve d’une grâce sinon éthérée, fort sibylline.
    Pour Blanche, je dois avoir son lien dans ma colonne de droite « mes amis les doux rêveurs », si je ne me trompe pas.
    Surtout, quand tu te rends sur un blog, surtout un APLN, déconnecte toi bien pour laisser ton lien, afin qu’il soit actif, c’est plus facile pour te retrouver.
    Je te remercie d’être passée, tu m’as fait grand plaisir et je t’embrasse bien affectueusement
    Douce nuit
    Le Noctamplume

    • Un poème comme un pansement pour apaiser les petits bobos de la vie. Certains enfants adorent qu’on s’occupe d’eux avec une attention pleine de tendresse. C’est peut-être sibyllin… d’un naturel sibyllin, alors, mais c’est de la faute de notre monde, qui accorde plus de poids au mal-être qu’aux signes de réconfort… qui viennent.

      Je vais essayer de joindre Blanche en passant par ton blog.

      Amitiés.

      Erin

  3. Les cicatrice sont inévitable dans la vie mais c’est aussi ce qui forge une personne, qui bien souvent la rend plus humble. Elles forgent aussi les rides d’expression donnant du charme au visage…même quand les années passent.
    très beau

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