Trapézistes

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Trapézistes

 

Le tutoiement universel ___  rôde

solitaire__il abandonne les doutes

aux impasses des villes _fantômes

 

Sa présence familière_____apaise

il regarde en face chaque bagatelle

la leste____ du poids des violettes

 

Il connaît la terre et ses chardons_bleus

les croix de fer blanc de son esprit focal

et la nuque gracile que les fleurs attirent

 

Toutes choses sont égales________quand

les bras déployés s’agrippent à d’invisibles

mains et que l’espace déchiré d’étoiles ba-

 

-lance son trapèze au-dessus des mondes

 

Erin (Carmen P.)

12 réflexions au sujet de « Trapézistes »

  1. Le temps est court qui va de la vigne au pressoir,
    De l’aube au jour qui baisse …’
    C’est tout à fait ce qui se passe en ce moment, aussi, je ne m’attarde pas.
    Bises et bonnes fêtes

  2. J’ai toujours admiré les trapézistes, leur grâce, leur agilité réunis et se laisser porter, se faire confiance et jouer la fille de l’air au dessus du sol sans filet.

    J’aime bien la légèreté que nous apporte ton texte, on dirait qu’ils effleurent le trapèze sans jamais réellement sentir le danger. Aérien!

    J’aime beaucoup cette strophe et ceci en particulier

    il abandonne les doutes

    aux impasses des villes

    Mais j’aime tout car on dirait que c’est toi la trapéziste et que tu nous décris la sensation que tu as à des mètres au-dessus du sol.

    Belle fin de soirée et passe de bonnes fêtes

    EvaJoe

    Merci pour ce beau texte pour la communauté.

    • Mon poème emmène le trapéziste au-dessus du monde, à la rencontre d’autres mains… Prendre de la hauteur est toujours bon, même si ce n’est que mentalement. On en retire les bienfaits d’une méditation.

      Je ne pense pas que l’inspiration viendra durant les prochains jours, alors je te souhaite un bon week-end, Evajoe, et un joyeux Noël.

      Erin

  3. Bonjour Carmen,
    C’est pas que je n’aime pas les trapézistes, mais je n’aime pas les voir, ils me font peur. Une peur irraisonnée de les voir tomber et tomber et tomber… C’est comme les clowns, ce n’est pas que je ne les aime pas, mais j’ai tellement pas envie de vois que l’on se moque d’eux… Cela me fait mal… Irraisonné aussi…
    Mais mes ressentis n’enlèvent pas le plaisir de te lire, et de me creuser les méninges….
    Belles fêtes de fin d’année… Je rejoins la civilisation demain !
    Bises,
    Joëlle

    • Je te comprends Joelle. Moi, c’était les automates, les momies et les araignées qui m’effrayaient lorsque j’étais enfant, et longtemps après.

      J’aimais le cirque parce que je savais que les artistes maîtrisaient leurs numéros. Je n’aimais pas la fête foraine, trop bruyante et artificielle.

      Bon, j’arrête ma liste 🙂 et je te souhaite une douce période de fêtes.

      Erin

  4. Bonsoir Carmen
    Des métaphores qui ne seront entendues que par les esprits éthérés, aériens et poétiques, mais une couche restera toujours terre à terre, c’est peut-être ça l’équilibre du monde?
    J’espère que tu vas bien
    Je t’embrasse et te souhaite un bon Noël
    Douce nuit étoilée
    Le Noctamplume

    • Bonjour Alain,

      La poésie est de la haute-voltige. À chaque texte on prend des risques dont les lecteurs ne voient que la performance finale. Les enjeux sont dans la dynamique des pensées qui s’articulent, une création dans l’espace mental.
      Bon, je ne réponds peut-être pas à ton commentaire, mais c’est ma pensée du matin. Je sais que je ne suis pas souvent comprise ; je mets tant de choses en piste !

      Bonne Année, Alain !

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