Au souffle inconstant
Le fécond sème dans le silence
son pollen que le vent disperse
C’est l’hiver et mon poème
stérile
s’habille de moufles de laine
Le cyprès tremble sur l’arc
de terres dévastées
La flèche ripe…..poursuit sa course
vite…..du miroir
au trou noir glacé
Oh…ces mots de verre
de mille parts surgis
à points de chausson
je leur creuse un nid
et ces peines givrées
toutes retournées
attendront la saison
qui viendra les ravir
(et un deuxième poème, aujourd’hui ,pour réchauffer l’écorce sensible, frileuse en cette saison)
Des mots alanguis
J’envie des courbes
des arabesques-émaux
qui se perdent
dans l’infini-
-ment loin
J’ai mal partout
qu’un cœur dérange
J’ai mal de vous
en file d’amante
Étrange !
L’écorce à nue
ne sait qu’être
le corps sage
ouvert sur des rivages
à jamais inconnus
.