Je ne vois aucune douceur
à l’heure de l’embrasement
quand l’or du soleil couchant
disperse son auréole
dans le tulle bleu
des nuages — l’été
un pétale de lumière —
l’éphémère d’un papillon —
se détache du sol
profile un envol
et zigzague sans suite
…
les pierres levées méditent
sur la faiblesse des hommes
les gifles du temps
la fièvre en rafales
grêlent sur nos ardeurs
(la défiance s’installe)
notre nature ébranlée
s’écroule de l’intérieur
hautes sont les saisons
elles ignorent l’humain
et hissent les pierres
dans le mystère sans fin
…
le voyageur égaré
cherche des réponses
quelques lignes sympathiques
calquées sur le cercle chromatique
des destins qui n’ont plus cours
Le vol du papillon laisse la rémanence de son image sur la rétine de toute vie
Carmen P.