Terre de femme

Terre de femme 

 

 

elle ravit aux fruits l’éclat

qu’ils envoient et gorge

d’une caresse de zibeline

son regard — un faisceau mor-

-doré le peint sur la toile

infinie de ses rêves

 

à fleur de peau ces  spirales

des origines       débobinent

au creux de l’intime   l’arbre

où veille l’enfant     sublime

 

mâle est l’oubli aux étreintes

dérobé               un équilibre

transfuse entre deux natures

 

défaites

 

 

Douces heures de vivre sur le granit des jours

 

Je ne vois aucune douceur

à l’heure de l’embrasement

quand l’or du soleil couchant

disperse son auréole

dans le tulle bleu

des  nuages — l’été

 

un pétale de lumière —

l’éphémère d’un papillon —

se détache du sol

profile un envol

et zigzague sans suite

 

les pierres levées méditent

sur la faiblesse des hommes

les gifles du temps

la fièvre en rafales

grêlent sur nos ardeurs

(la défiance s’installe)

notre nature ébranlée

s’écroule   de l’intérieur

 

hautes sont les saisons

elles ignorent l’humain

et hissent les pierres

dans le mystère sans fin

 

le voyageur égaré

cherche des réponses

quelques lignes sympathiques

calquées sur le cercle  chromatique

des destins qui n’ont plus cours

 

Le vol du papillon laisse la rémanence de son image  sur la rétine de toute vie

 

Carmen P.