Je connais toutes tes luttes
quand les épreuves nécessaires qui te laminent – injustes –
ne somment que paroles à taire
.
Alors tu vas courbant ton col de cygne
tu protèges les papillons de la tendresse
entre tes bras serrés contre ta poitrine
seul ton corsage de popeline s’est fripé
.
Viendra le temps du redressement
où ton cœur osera fouiller les décombres
l’illusion cessera ses appels à l’urgence d’agir
l’effroi se dissipera dans la présence scène
.
Tu n’es pas responsable. De rien ne désespère
La vie est à l’orage, enfant il te réjouissait
alors reprends tes bottes et t’en retourne patauger
jusqu’à ce que perce le violet des crocus
.
Retourne compter tes pas jusqu’à ce que cesse
de tanguer l’âme déboussolée que l’oiseau
du regard rétablira dans son vol migratoire
.
Carmen Pennarun
illustration : Catrin Welz-Stein

