Carmen P. auteur

 

J’écris des poèmes que je partage facilement sur mes blogs. Je choisis des illustrations, des tableaux ou des photos pour les accompagner au mieux. Je recherche l’harmonie dans ces publications et j’espère atteindre, en chacun,  le coeur de cette humanité dont nous faisons partie, de cette humanité avec laquelle nous avançons, peut-être pas main dans la main, mais avec toute l’énergie que nous manifestons, jour après jour, dans la conscience de qui nous sommes vraiment et cette assurance d’approcher de notre raison d’être qui est le but de notre vie (donner ce qu’il y a de meilleur en nous). Pour moi, cela passe par l’Art et par l’écriture. Qui suis-je ? Je pense que mes mots me ressemblent puisque je les puise là où la source de mon inspiration est la plus claire…  Ne me voyez-vous pas en me lisant ?

Cependant,  afin de faire connaissance avec les lecteurs qui pourraient venir sur ce blog, voici quelques photos. Les années passent mais seuls les écrits comptent pour les amis qui aiment me lire….

… si vous désirez un livre papier n’hésitez pas à me contacter. Mais, place aux photos !

Ecrire en tous lieux :

Lecture au jardin :

Mon recueil Rose Garden qui vient de recevoir le premier prix du recueil de nouvelles au concours international de Servon sur Vilaine. Je viens de le faire rééditer.

Mon dernier livre :

 

Lors d’un récent salon :Même pas peur des ours !

En vacances :

Gare centrale de NY :

Avec Maram Al Masri (la photo est floue) :

Pour finir, un coucou de ma Bretagne :

Pitres, dans la lumière (note de lecture)

Couverture Pitres, dans la lumière

Pitres, dans la lumière
d’Héloïse Combes
Editions Stellamaris

L’objet livre :
Recueil de prose poétique et de poèmes agrémenté de photographies de l’auteur.
Livre de format 200/140mm, couverture souple. Le livre se feuillette facilement et la couverture ne se gondole pas.

Dans ce live :
L’auteur nous interpelle, nous invite à la fantaisie, à l’oubli du côté étriqué de la vie, à l’exploration du champ de la nature, car notre propre nature humaine ne peut vivre que dans la communion avec l’infiniment petit où se désagrège « toute la lourdeur du monde » que nous subissons. Le bruyant, le clinquant, nous détourne de nos besoins essentiels et, pitres que nous sommes, nous contribuons à cette falsification. Assumons ce rôle de pitre et, « d’un éclat fou de rire irrépressible… à toutes jambes filons dehors. » Allons vers plus de lumière.

Mes impressions :
Qu’est-ce qui mérite d’être considéré « sacré » dans nos vies ? L’amour, nos rêves d’enfants, les souvenirs où l’âme d’une maison nous souffle une chaleur sororale, où la route de nuit dans la voiture familiale éveille l’imaginaire d’une nuit fantastique.
L’auteur nous encourage à rassembler les brisures de nos espérances, à laisser dans nos vies une « place à la liberté, aux rires des lutins, aux jeux des petits princes, aux froufrous des étoiles… »
Héloïse devient muse, elle devient chant et, femme caméléon, nous entraîne dans le jeu de la lumière, insaisissable comme elle, comme « l’éclair roux » d’un écureuil qui passe… alors que l’objectif ne fixe que le visage de l’enfant lutin barbouillé de mûres. Les amours se fondent dans la joie de la vie, dans cette profusion de sensations, de couleurs qui rendent notre Terre, nos villes souriantes tant que demeure un jardin qu’un enfant peut explorer.
À la folie des hommes nous ne pouvons opposer que nos fragilités reconnues. L’or de nos cœurs est la seule valeur qui mérite qu’on s’arrête au moment présent, il est la source qui ouvre la porte vers l’infini.
Comme tout élément de la nature, dit-elle, « Je suis un ange. / De chair qui tremble. / De cœur qui bat. D’âme qui rôde. »
Il faut de l’abandon, il faut du lâcher prise pour se mettre au diapason de la nature, pour entendre vibrer notre propre nature, alors que tant de sons discordants brouillent nos perceptions.
« Un poème se révèle lorsque je m’abandonne ainsi à mon corps et au monde dans ce qu’il a de plus sauvage, de plus simple et de plus grand à la fois. Un poème ne naît pas quand je réfléchis, Ou alors il ne serait pas Vivant.»
C’est bien le vivant dans son continuum qu’Héloïse perçoit au moment tremblant du bonheur présent. « Le passé ne meurt pas. Je chante », « Je chante le présent, je chante l’inconnu », « L’inconnu n’effraie pas. L’inconnu est acquis. Je chante. » « Je chante le présent, je chante le futur… Tout cela bat, ici, au cœur de chaque instant, je chante »

Au final :
Ce livre entonne un chant de vie où les absents, aimés (les pierres de notre château intérieur) laissent entendre leurs vibrations, où la nature devient notre alliée. C’est beau et cette lecture peut réveiller le goût du bonheur dans un monde où la désillusion menace de l’étouffer.

Un court extrait :
« Parfois il me semble même que le jour où ma tête aura pleinement accepté l’idée de lâcher prise, de ne réfléchir qu’avec la limpidité de l’eau claire, laissant la juste place à la fusion de mon corps et du ciel, de l’intime et de l’infini, alors j’aurai entre les mains la clef des Mystères. Je serai visionnaire. »

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Carmen P.

Héloïse chante les textes poétiques qu’elle écrit :

Rue des impressions et Nocturiales

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Rue des impressions et Nocturiales

de Philippe Besse

 

Deux recueils de poésie édités par az’art atelier éditions, Toulouse.

Deux livres qui nous conduisent vers une  méditation urbaine en suivant les pas de l’auteur, même si la mer se trouve repliée quelque part dans un coin de l’esprit.     .

L’objet livre : original, présentation soignée. Le livre de format rectangulaire tient dans la main, donne envie d’être emporté avec soi, d’être ouvert à la moindre occasion. Beau design. Graphisme de pro,  avec reprise, en grisé, des motifs de première de couverture sur certaines pages intérieures. La couverture ne se gondole pas, le livre reste impeccable après plusieurs lectures.

Rue des impressions

 Formes, notes, couleurs tentent de dire en mots choisis l’éphémère et ses questionnements.

L’homme profondément seul, traîne dans les rues de la ville  l’ombre du passé ; sa mémoire au long cours qui le traverse et le dépasse. Il y a la Garonne, sa « lumière en état de fuite », il y a la lune aussi « Elle a lavé le ciel / De craies pointées de bleu / Par l’éponge des mots »

L’ombre se déroule que l’on voudrait étreindre dans le mouvement de la vie, que l’on voudrait voir danser, présence vive, proche de la joie seulement promise.

Le poète s’adresse à l’enfant du temps, l’enfant d’aujourd’hui, quelque soit son âge, soumis à l’inexistence, il aimerait l’inviter un moment à « s’allonger dans le bleuté de ses rêves, dans le vent de sa vie pour couvrir l’horizon de mots de lune »,  à regarder  « ces éclats de phrasé surgir, muses éphémères, tels des soupirs profonds d’anges rieurs »

Nous nous ressemblons dans nos absences, nous passons sur Terre comme des ombres, pour finalement nous effacer. « Ainsi fondu au ciel / à ce coeur d’horizon / J’ai enfin pour chemin / Ce fil effacement »

Nocturiales

 On avance dans ce recueil en « frôlements de nuit », on devient corps fenêtre à l’écoute de l’obscur, des rêves, et du plus profond de notre être.

J’ai particulièrement aimé « Un homme en partance », poème dédié au grand-père de l’auteur. Cet homme « emporté par le vent de la désillusion », dont la « vie se craquelle à l’écho du passé ».

Nos souvenirs sont les chants d’oiseaux du passé « Ils ouvrent la fenêtre des silences / Et pèsent sur le blanc de nos regards / Pour nous montrer le chemin de la vie »… et les éclats de vie passent « par un réseau de fils  tressés des mots »

Mon impression : Cette poésie née de la nuit, s’appuie sur le versant sombre de notre présence au monde. La mémoire se refuse à l’oubli, qu’elle appelle pourtant, mais l’enfant sur la route marche vers son accomplissement. Il naît sans mémoire et abandonnera même ses souvenirs d’enfance heureuse pour entrer au pays de l’Amour ou du Néant éternel. Seuls les pas du moment présent comptent, mais la conscience du temps « nous livre à nous-mêmes et à nos propres doutes ».

Sombre, incontestablement, mais la lumière par éclats vient nous surprendre au détour d’un vers. On devine que le cœur reste toujours borderline de la joie, même si  la lucidité l’en écarte.

 

Carmen P.

Nuit celte, land mer

Voilà, mon recueil est édité. Je devrais recevoir des exemplaires avant la fin de la semaine.

Le lien vers le site de l’éditeur, même si le commentaire d’une personne que je ne connais pas me défrise quelque peu ! L’art est difficile et la critique si facile !

http://editionsstellamaris.blogspot.fr/2016/01/nuit-celte-land-mer.html

Couverture Nuit celte, land mer - Copie

Les pieds nus de Zadkine (note de lecture)

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Les pieds nus de Zadkine 

Roman de Gaëtan Lecoq édité par La part commune – 2012

Un roman initiatique narré à la deuxième personne du singulier. Ce choix interpelle, en début de lecture,  puis on se laisse apprivoiser par cette parole qui nous prend à témoin. Après tout,  peut- être que cet enfant de dix ans, surnommé « Pinson », n’est autre que  notre enfant intérieur ? 

Alors que, réfugié dans sa cabane au cœur d’une forêt du Lot – cachette qu’il utilise autant pour échapper à une fratrie qui ne le comprend pas que pour ressentir son attachement à la nature dont il aime percer les secrets –  l’enfant dessine des oiseaux qu’il a observés, il voit surgir devant lui un homme taillé comme une pierre levée et cet homme marche pieds nus.

L’esprit de la nature semble s’être matérialisé devant l’enfant orphelin, et c’est tout naturellement qu’il accepte, dans un grand éclat de rire, de s’abandonner à la protection de cet inconnu, cet étranger pour les gens du village.

Au fil des étés, l’enfant livre les secrets de la forêt qu’il connaît comme sa poche et l’homme, un artiste sculpteur, ouvre son atelier et sa maison à l’enfant qui découvre que les relations humaines peuvent être joyeuses et stimulantes, que l’art permet, en partant de cette nature aimée, d’ouvrir d’autres perspectives, d’imaginer d’autres possibles, de tendre vers une réalisation plus fulgurante de vérité que les précédentes, tout en demeurant passionnément présent dans l’acte de création.

Ossip Zadkine, le sculpteur (1890-1967) et sa femme Valentine Prax, artiste peintre, vont insuffler le goût de la vie à cet enfant à demi sauvage. Ils seront un exemple pour lui, tant artistiquement, intellectuellement, que par l’amour qui illumine leur relation. Les épreuves ne leur seront pas épargnées car la guerre  va séparer le trio, mais ils se retrouveront ensuite, et c’est Zadkine, même  vieillit, qui viendra réveiller le corps souffrant et diminué de Pinson.

On se laisse porter par cette histoire où la nature, l’art et l’amitié s’unissent pour tisser des liens puissants qui pallient les failles d’une vie  mise sous le signe premier de la tragédie.

Ce roman est un condensé de tendresse où chante  l’existence – en dépit de ses ratés.

Avec Pinson nous aimerions dire avec reconnaissance à la Vie: Je suis le dernier Zadkine. 

Un extrait p.153-154  : 

«  La mission est réussie, pleinement réussie, insiste le capitaine. Tu t’es mis à l’écart, trouvant incongrue cette réjouissance : tu revois les tirs de la mitrailleuse, les assauts de tes camarades, tout repasse au ralenti devant tes yeux. Tu songes aux visages perdus des jeunes Allemands avant qu’ils ne s’effondrent sous les impacts de balles. Tu t’éloignes du groupe car tu sens que tu vas vomir. Dans les regards détachés et surpris des soldats allemands si jeunes, tu lis ta propre jeunesse, tu y vois ton propre effroi. Comprends-tu que ta vie est là, comme un élément infime du long mouvement du monde, un simple passage dans la folie du temps ? Et si c’était cela que l’art de Zadkine voulait t’apprendre : être au monde et se libérer de soi-même ?

… »

 Merci à Gaëtan Lecoq pour cette écriture tout en  sensibilité, dont j’ai savouré chaque instant de lecture.

 Erin (Carmen P.)

Impression expo Giacometti

en pensant à Paul Eluard

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Une esquisse, un trait de crayon, une touche de couleur, une phrase courte, un simple mot suffisent à faire passer l’intensité d’une présence. Ils  questionnent en silence l’autre, attendant un signe  en échange du cadeau de la trace.  Parfois le signe ne vient pas. Ne peut pas venir. Le geste est-il moins important pour autant ? Il n’est pas vain de poser un acte, aussi petit soit-il, si à l’instant où nous le réalisons nous y mettons toute notre attention.

Je pense à l’enfant dessinant pour sa mère… même si le dessin est imparfait, même si le trait est hésitant, la mère le reçoit comme une merveille. L’imperfection d’une œuvre spontanée ajoute à son charme. La fragilité exprimée nous touche. La trace pourrait même être invisible, son message serait toujours là. Parfois je perçois ces traces qui toutes semblent dire : « Tu vois combien je t’aime ! » Combien de messages franchement visibles, discrets, ou presque invisibles, laissons-nous passer sans parvenir à « lire » la charge d’amour qu’ils contiennent.
Est-ce éprouvant de se laisser atteindre ?

Quand je visite une exposition je me laisse happer. Je n’ai pas besoin de film, je ressens la création à l’œuvre, je pénètre dans la peinture, dans la sculpture qui me renvoient le visage de l’artiste avec ses attentes, sa recherche, sa vulnérabilité… je tombe d’une certaine façon dans une autre dimension, je laisse mon être, je m’oublie et alors se dévoile le sensible d’une quête qui fut un temps et se poursuit hors du temps pour m’atteindre maintenant.

Je pourrais écrire longuement sur ce sujet, mais je veux revenir à ce qui m’a conduit à vous en parler. Parmi les œuvres exposées à Landerneau, il y avait une série de croquis d’ Alberto Giacometti, des bouquets de fleurs de petit format, vivement crayonnés sur papier, ces croquis ont été réalisés le 22 novembre 1952, quatre jours après la mort de P. Eluard, son ami. Sur chaque croquis l’artiste a écrit la date et ces mots : « En pensant à Paul Eluard. » Et cela suffit !

 

Carmen P. (Erin)

Le Tao – 1er verset –

 

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La sagesse de l’ enseignement du Tao, lorsqu’on essaie de comprendre ce qu’il peut révéler de notre vie, n’est plus à prouver. Suite à ce verset j’ai écrit les premières pensées qui ont traversé mon esprit; Je me pose en effet beaucoup de questions sur la nécessité d’écrire que je ne peux vivre qu’en m’accordant des pauses de temps en temps, je  me tourner alors vers les miens, vers mon jardin ou mes animaux… mais ce n’est pas immédiat, l…’ordinateur est là, les cahiers, les feuilles et les idées surgissent et je suis une acharnée du travail que j’ai du mal à interrompre. Quand trop c’est trop, quand même le désir d’écrire réveille un certain inconfort, l’urgence est au lâcher prise et à l’observation de ce mouvement qui crée des tensions. Ne pas répondre, ne pas juger, même si on flanche et recommencer à se tourner vers la vie, vers le chat qui réclame une caresse, vers ses enfants à écouter, vers la nature qui est toujours prête pour la rencontre. Les mots se vivent avant de s’écrire quand le temps qu’on leur accorde n’est plus contraignant.

*

Le Tao qu’on peut raconter n’est pas le Tao éternel. Le nom que l’on peut nommer n’est pas le nom éternel.

Le Tao est à la fois nommé et innommé. En tant qu’il est innommé, il est l’origine de toute choses ; en tant qu’il est nommé, il est la Mère de dix mille choses.

Celui qui est toujours sans désir peut voir le mystère ; celui qui toujours désire ne voit que les manifestations. Et le mystère est lui-même la porte de toute compréhension.

Lao-Tseu

*

À cette (re)lecture, je me dis… que la poésie, bien qu’elle tente de laisser entendre la voix de la source, n’est que la Mère de dix mille choses que la mémoire des impressions qu’elle transmet n’est qu’une pâle dilution, un mirage du merveilleux qui est vu et ressenti que seule la présence à l’instant a du sens et la quête des mots nous en éloigne que tourner le regard en soi permet de cerner le désir dans ce qu’il a de déstabilisant et nous éloigne du présent que l’acceptation du non désir n’est pas un acte de résignation

J’ai le non désir d’écrire que des années d’abstinence ont forgé. Les mots invisibles sont paroles d’anges immatérielles par essence.

Erin

Extraits de Rose Garden

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Rose Garden ouvre ses pages sur sept nouvelles.

Chacune de ces nouvelles nous convie à un rendez-vous avec la nature. Cette nature, on la découvre ordonnée et obéissant à la volonté de l’homme, dans un jardin du Massachusetts, on l’approche, sauvage, sur la Côte bretonne ou sur les Landes de Cojoux, on s’en extirpe quand un cauchemar nous prend dans le labyrinthe du jardin de l’inconscient….

Avec « Rose Garden », la réalité passe une porte, elle pénètre dans un univers où l’animal parvient à communiquer avec l’homme, où la mort poursuit le dialogue avec le vivant…

Les titres des nouvelles (dont je vous ferai une introduction prochainement) :

– Rose Garden
– L’œil de l’ange
– Pauline ou le cri
– Un dimanche en Pays de Brocéliande.
– Amour et Mandala
– Au-delà des cauchemars
– La demoiselle de Saint-Just

 

Nouvelle 1 : Le rat de Boston
Rose Garden (nom d’un jardin de roses à Boston) est une nouvelle en quatre chapitres.
Synopsis :
Gerald habite Boston, lors d’un jogging il rencontre un rat visiblement égaré sur la chaussée. L’animal échappé d’un labo. perturbe la circulation et intrigue les passants. Tout à coup il se précipite vers le jeune homme et ne le quitte plus. Cette intrusion dans l’existence bien rangée de Gerald va l’obliger à fouiller son passé, à penser son avenir autrement, à laisser une place pour que grandisse l’Amour dans sa vie, tout en l’amenant à réfléchir sur la responsabilité de l’homme et de la Science dans ce monde qui nous héberge.
La pensée de Henry David Thoreau accompagne en filigrane, de bout en bout, cette nouvelle.
Deux extraits de ce chapitre 2.
Extrait 1 :
« … Gerald Hoar menait depuis quelques années une existence de célibataire à laquelle il trouvait un certain confort. Il savait par expérience que la passion apporte, passé l’éblouissement des premiers mois, plus de tourments que de plaisirs. Autant il appréciait les uns, dont il ne se privait pas, autant il fuyait les autres. Il était parvenu à convaincre sa famille et ses amis que ce choix de vie était préférable à l’état d’excitation et d’angoisse qui vous colle à la peau quand vous êtes « amoureux ». L’amour, immanquablement, le renvoyait à l’image d’un naufrage, et lui tenait à garder la tête hors de ces remous. C’est donc avec détermination qu’il s’organisa une semaine d’enfer au planning « serré ». Il se laissa absorber par ses occupations habituelles, et de crainte que ce ne soit pas suffisant, il en rajouta même. Ne refusant aucun surcroît de travail, emportant chez lui des dossiers supplémentaires, il parvint à chasser ainsi de son esprit, à chaque fois qu’elle se présentait, la pensée de la jeune femme qui menaçait tant son self- control et dont le sillage sensoriel, le sourire, le son de la voix risquaient de remettre en question l’équilibre d’une vie.
Le rat, durant ces quelques jours, ne provoqua pas de désagréments. Sa présence occasionnait juste un rituel supplémentaire à accomplir. Gerald s’en chargea, comme il s’y était engagé, quand bien même il ne saisissait pas le sens de cette présence dans son appartement. Non, le rat n’était pas un problème, et son chien, Zardoz, semblait s’accommoder de ce nouveau colocataire… « 

Extrait 2 :
« … Dans le bus, bien que prenant la direction de Cambridge, il parvint à détourner ses pensées de Kathleen. Un groupe de jeunes afro-américains, Smartphone en main, écoutait de la musique avec force mimiques et claquements de doigts. Il ferma les yeux, pour tenter de se couper de cette agitation. C’est là que l’image de Kathleen et de sa plastique irréprochable en profita pour surgir. À son insu, elle s’imposa en force sous la forme d’un doux rêve éveillé. Un arrêt un peu trop brutal lui fit perdre l’équilibre et il se retrouva le nez collé sur la poitrine volumineuse d’une femme d’un certain âge. Ceci le ramena à la réalité, bien loin des courbes de sa belle qu’il se voyait déjà caressant. Tout en rougissant du fantasme qui l’avait mis dans une situation ridicule, en public, il se confondit en excuses auprès de la passagère qui le regardait, indignée… « 

 Un autre extrait (le tout début de la nouvelle)
« Y aurait-il un Bon Dieu ? Même pour les rats ? Cette question traversa un instant l’esprit de Gerald, mais bien vite il se ressaisit, la tension qu’il devait maintenir pour maîtriser son chien ne permettait pas de telles divagations mentales.
Ma foi, non, les rats n’ont pas besoin de Bon Dieu, ils se sortent de toutes les situations. C’est ahurissant. Quel flegme ! Quelle intelligence !…
Gerald pensait revenir tranquillement vers Down Town, où il habitait, en empruntant l’avenue du Commonwealth. Il avait couru le long de Charles River et était satisfait de sa performance ; il avait tenu un bon rythme, et ce malgré son chien qui parfois freinait des quatre coussinets et qu’il devait alors traîner sur plusieurs foulées. L’animal n’était peut-être pas un bon compagnon de course, mais d’instinct il savait identifier une présence indésirable.
Le croisement de Commonwealth Avenue et d’Exeter Street faillit être fatal pour le jeune homme.
En même temps qu’il perçut le cri : « Oh, My God! », il entendit un bruit de freinage terrible et réalisa qu’une voiture arrivait sur lui.
Mon Dieu se pouvait-il que ce soit sa fin ?… « 

 

Nouvelle 2 : L’œil de l’ange
Synopsis :
Estelle participe à un week-end de peinture sur le site dans le jardin de Prévert à Omonvillela Petite. C’est pour elle le début d’une aventure humaine et poétique qui transformera son regard de peintre et l’âme des couleurs qu’elle pose sur sa toile.
Un extrait :
« … Quand ils regardèrent la toile d’Estelle et découvrirent l’ange qu’elle y avait peint, ils eurent une raison supplémentaire de donner libre cours à leur indignation. Un ange – oui – un ange qui, du salon, semblait regarder vers le parc, et celui-ci prenait couleur à partir de ce regard !
— Un ange sexué planant au plafond de la maison de Prévert, s’exclamèrent-ils ! Est-ce de la provocation à l’égard du poète ? Une atteinte à sa mémoire car, comme tout le monde le sait, Prévert était un iconoclaste notoire ? Ce ne pouvait être que pure imagination !
— Ma perspective vous étonne ? répondit Estelle avec complaisance. J’ai voulu peindre le décor en faisant passer le point de vue par le regard de l’ange. Intérieur et extérieur se complètent, se répondent sur la toile. Quand vous visiterez la maison – car vous reviendrez n’est-ce pas ? -, vous verrez cet ange en bois polychrome suspendu à une poutre. De là, il veille sur la paix studieuse du salon. Sa présence peut paraître étrange, mais les chemins de la réceptivité passent par l’acceptation de la présence insolite d’un objet, quel qu’il soit et où qu’il soit.
« L’ange dans cette maison détone, il rompt quelque chose, il dérange, quand on sait les prises de position anticléricales du poète. Voyez-le comme un clin d’œil malicieux à la vie, aux idées des hommes… comme un paradoxe. Mettez cet ange dans une chapelle ou imaginez-le en figure de proue, il devient banal, mais là, c’est de l’art, du grand art !
« Ce n’est pas le putto qui est important, mais sa symbolique. Si vous enlevez l’ange, il aura toujours sa place dans l’espace où il était auparavant, il ne la quittera plus. Vous lui avez accordé le droit d’être, il ne l’oubliera jamais, que ce soit dans la clarté du jour ou dans l’obscurité. Et sur ma toile ce sera pareil. Vous avez remarqué cet ange, mais je vais le recouvrir de peinture, il sera toujours là, on devinera juste sa présence. C’est lui qui m’a permis de construire le tableau, mais il s’effacera et son absence deviendra espace de liberté. Une absence, comme un silence dans un environnement bruyant, comme un vide dans la profusion des choses, un vide qui accrochera le regard, provoquera la question, je l’espère.
« Bon, je vais cesser de m’exalter au sujet de cet être “ange”, dit Estelle, et elle porta son attention vers le portail. Avez-vous remarqué combien cette petite route de campagne, devant la maison, est étonnante ? Voyez cet âne qui passe sans être accompagné !
Ses interlocuteurs eurent à peine le temps de se retourner que l’âne s’était déjà envolé et qu’on entendit braire un coq.
— C’est pré vert ici, et langue de poète ; rien ne doit surprendre !
… « 

 

Nouvelle 3 : Pauline ou le cri
Synopsis :
Adrien, 23 ans, laisse derrière lui les années d’étude. Il est sur le point d’entrer dans la vie active. Un ami peu scrupuleux, qui a sollicité son aide, va le trahir et de ses projets il ne restera plus rien. Adrien est désemparé. Un cri dans la nuit va le sauver.
Un extrait :…
« … Cet état, il le traîne en effet depuis longtemps, il se souvient du jour, pas si lointain – c’était la semaine précédente – où, après des démarches infructueuses pour trouver du travail dans la capitale bretonne, il rentrait chez lui, ignorant les personnes qu’il croisait. Son moral n’était déjà pas merveilleux, et la brume, la même que celle d’aujourd’hui, était comme une bulle où il entassait les idées noires. Il en voulait à son père qui lui mettait tant la pression… la révolte, il la ressentait avec l’intensité de l’adolescence, et pourtant il croyait avoir dépassé l’âge d’éprouver de tels ressentiments… il rejetait la responsabilité de ses difficultés sur ses parents, toujours trop présents, trop aimants. Il se souvint des paroles de son oncle, il lui avait dit qu’on ne peut juger à l’aune d’aujourd’hui les actes des générations qui nous ont précédés. Chacun doit faire face et trouver des réponses aux nécessités et aux contingences de son époque.
Des réponses… il aurait aimé pouvoir en trouver ! Il se serait contenté du bout du nez d’un semblant de réponse. Mais rien… il était coincé dans sa toute jeune vie et le pire était à venir, il ne savait pas que lorsqu’il allait enfin pouvoir sortir du long tunnel des années d’attente, au moment où il allait devenir l’acteur de sa vie… tout allait lui échapper… « 

 

Nouvelle 4 : Un dimanche en Pays de Brocéliande

Une nouvelle courte qui condense toute la magie de la Bretagne. Je ne mets pas d’extrait pour ne pas entamer la magie du texte.

 

Nouvelle 5 : Amour et mandala

Une histoire d’amour dont voici un extrait :

« Les quatre malfaisants n’étaient autres que des retraités un peu poivrots et franchement teigneux qui venaient taper la belote au bar. Pas un jour sans qu’ils y soient, toujours installés à la même table, celle qui leur permettait d’interpeller facilement la barmaid tout en gardant un œil sur la porte, ceci afin de ne rien manquer des entrées et de saisir tous les faits et gestes des habitués. Ils jouaient un drôle de jeu ; c’était à celui des quatre qui saurait balancer la parole la plus provocante, la réplique la plus mordante. Les sarcasmes fusaient, les sous-entendus propageaient leur fiel dans les propos en apparence anodins. Ils savaient repérer les travers de chacun. Le client, par principe suspect, était jaugé, détaillé en moins de temps qu’il n’en faut à la gendarmerie pour contrôler nos papiers. Pierre-Yves était devenu leur bouc émissaire et ils n’ignoraient pas la raison de sa présence au bar. Sur lui, ils exerçaient leurs talents de persiflage, ils ne manquaient pas une occasion de le railler, avec délectation. Une façon de le rabaisser aux yeux de sa belle. Ah oui, il ne passait pas inaperçu ! On pouvait entendre dès qu’il passait la porte du bar :

— Il a bien pédalé, le beau gosse ce matin ?

— Faut voir ses mollets ! C’est un sportif, le gars !

— Eh, tu ne te préparerais pas pour le Tour de France, par hasard ?

— Y ferait mieux de se déclarer, ce benêt. N’est-ce pas, Abigail !

— Atout cœur, renchérissait Momo, le plus pervers de la bande.

— C’est pas à toi de mettre atout, Momo !

— Pas de ma faute. C’est Poulidor junior qui m’a distrait !

Il en allait ainsi à longueur de journée. Quand un client de passage venait à s’aventurer dans leur salle les commentaires redoublaient. Il fallait que ce nouveau venu sache que le gamin était la risée de tous. C’était pure charité chrétienne que de le mettre dans le secret. L’étranger était pris à témoin et s’il ne montrait aucun signe d’agacement, son silence devenait une preuve d’acquiescement. D’une manière ou d’une autre, il participait au lynchage du malheureux…»

 

 

Nouvelle 6 : Au-delà des cauchemars
Synopsis : Une femme accompagne sa grand-mère lors d’un moment difficile dans la vie de son aïeule. Elle écoute les souvenirs qui remontent, les comprend, devient, bien involontairement l’instrument d’un étrange échange.
Extrait :
« Camille se demandait à quoi pouvait bien penser sa grand-mère, il lui semblait, par moments, lire de la colère dans son regard. Colère d’une mère qui aurait souhaité une vie tellement différente, qui… attendait tant de ses enfants, mais eux étaient incapables de répondre à ses attentes. Ils ont passé une vie à s’arracher l’amour d’une mère toujours insatisfaite, à essayer de lui prendre des faveurs matérielles, à se déchirer entre frères, parfois ils en venaient aux poings.
Durant la célébration, Eugénie a versé quelques larmes. Étaient-elles destinées à Daniel, ou était-ce des larmes d’apitoiement sur son propre sort ?
Quand la célébration fut terminée, comme elle l’avait annoncé, elle demanda à sa petite fille de partir. Curieusement, elle semblait soulagée et elle avait retrouvé l’usage de la parole. Elle proposa à Camille un repas au restaurant avant que celle-ci ne la raccompagne chez elle. Eugénie se montrait gaie, était-elle simplement heureuse d’être avec sa petite-fille ? Rien ne différenciait ce repas de ceux que la grand-mère et Camille s’accordaient une fois par semaine. Un moment bien à elles où elles se faisaient mille confidences… « 

 

Nouvelle 7 : La demoiselle de Saint-Just
Synopsis : Je ne dirai rien de plus ; une immersion au cœur de la Bretagne.
Extrait :
« … Marion vit que la cruche était vide. Elle décida d’aller chercher de l’eau au puits.
Elle se glissa sous la partie basse de la porte et le vent d’hiver s’engouffra dans la pièce.
Le seau, pourtant vide, était bien lourd pour elle, son bois frottait contre ses mollets. Arrivée au puits, elle se pencha par-dessus la margelle car il lui sembla entendre une voix, la voix de sa mère.
— Maman ! cria-t-elle, surprise.
Le vent soufflait plus fort, couvrant les voix. Pour mieux entendre, l’enfant se pencha davantage. Elle perçut distinctement :
— Va dire à la fille de ta fille, qu’elle aille dire à la fille de sa fille qu’elle apporte le pain au four !
Elle se recula d’un bond et vit, en face d’elle, sur le bord du puits, un lutin au visage caché par les larges bords de son feutre. Le regard affolé de la fillette chercha un repère rassurant autour d’elle, elle vit filer un lièvre… et quand ses yeux osèrent revenir au puits, le lutin avait disparu. Elle resta momentanément pétrifiée jusqu’à ce que la panique s’empare d’elle et qu’elle détale, à toutes jambes, laissant le seau sur place. Elle s’affala au milieu de la cour de la ferme, se releva sans prêter attention à son genou écorché. C’est une Marion tout essoufflée qui poussa enfin la porte de la maison et se précipita près du lit clos. Le crucifix était bien là, planté au milieu du mur ; elle était sauvée ! Elle s’agenouilla et commença à réciter les prières qu’elle connaissait par cœur. Cette litanie la calma, elle put s’adresser, avec ses mots d’enfant, à son Seigneur du ciel, le seul capable de la protéger de la sorcellerie dont elle avait été le témoin.
— J’ai pas été mauvaise, dis ? Je suis bien allée à la messe et même aux vêpres dimanche ! J’veux pas être transformée en pierre comme les Demoiselles. J’ai peur dans la lande toute seule, les ajoncs sont piquants et j’ai besoin de ma maman. Où est maman ? Dis, elle n’est pas tombée dans le puits, au moins. C’est pas elle qui m’appelle. J’veux pas aller dans le puits. J’veux ma maman. Maman ! Maman !
Marion était une enfant remuante, un vif-argent comme disait sa grand-mère. Une petite fille qui aimait qu’on lui conte, encore et encore, la légende des demoiselles de Cojoux, ces jeunes filles qui avaient fauté et que la colère divine avait transformées en pierres levées. Entendre cette histoire était inquiétant, certes, mais Marion aimait frissonner en l’écoutant. Elle prétendait ne pas craindre ces sortilèges car elle affirmait, crânement, ne pas redouter le diable qui pourrait toujours courir pour l’attraper. Comme elle aurait aimé, si on ne le lui avait pas interdit, vérifier par elle-même son courage, en sortant dans la lande quand le ciel, noir comme le cul d’un chaudron percé, lançait ses éclairs et faisait virer les schistes au mauve ! Les adultes avaient-ils raison de la prévenir des dangers de ce monde et d’un autre, encore plus obscur ? Elle commençait à le croire.
L’heure était venue pour Marion, en l’absence de ses parents, de découvrir le charme inquiétant de Saint-Just, cet espace sacré que les hommes ont chargé de leur présence depuis le Néolithique. La lande regorge d’esprits et de maléfices, autant qu’il y a ici d’ajoncs d’or, de schistes bleus, de grès rouge, de poudingue, de filons de quartz, tous en parfait accord quand il s’agit d’animer le paysage et d’enflammer les imaginations.
Kador, le chien, s’approcha doucement de l’enfant, il avait compris le désarroi inhabituel de sa maîtresse. Il lui léchait le visage en geignant comme s’il voulait absorber la tempête de ses larmes. Marion, cette fois-ci, était insensible aux attentions de son fidèle compagnon. Elle n’était qu’une petite fille submergée par l’angoisse et secouée de pleurs incoercibles. Seuls les bras de sa maman auraient pu la calmer.
Le chien, impuissant face à ce chagrin, se mit à hurler à la mort. Ces chants de détresse, pleurs et hurlements mêlés, attirèrent une voisine qui s’en revenait, du moulin de l’Étang du Val, par le sentier.
— Mais que se passe-t-il dans cette maison ! dit la brave femme… « 

 

Nouvelle chronique sur Rose Garden

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Cette chronique a été écrite par Chris Lilac que je remercie.

Vous pouvez la lire sur son site :

http://lilacgrace.wordpress.com/2014/10/04/rose-garden-carmen-pennarun/

 Sinon, voici le copié-collé de cette critique :

 L’HISTOIRE

Carmen Pennarun vit en Bretagne, elle sait capter la saveur d’instants magiques qu’elle traduit en poésie ou en histoires, aussi délicates que troublantes.
Avec Rose Garden elle s’adresse aux lecteurs adultes en sept nouvelles qui, de Boston à Brocéliande, en passant par la Normandie, les emmènent dans un univers aux frontières du fantastique.
Tous ces signes qui jalonnent l’existence et auxquels les « anciens » étaient attentifs, « sommes-nous encore prêts à les entendre ? », interroge-t-elle.
De cette écoute, de cette faculté à nous laisser surprendre dans un monde où le progrès, souvent, nous dépasse, où la jeunesse se cherche, peut dépendre la courbe d’une vie, quand on permet au merveilleux de s’y glisser.

MON RESSENTI

Un recueil de nouvelles très surprenant car on passe d’un univers bucolique à un univers fantastique, d’un paysage de Bretagne à un paysage américain. J’ai aimé me plonger dans les multiples univers, découvrir les ambiances propres à chacun.

L’auteur a une écriture fluide et poétique à laquelle j’ai vraiment adhéré.

Lire Rose Garden c’est l’assurance d’un bon moment de lecture bien loin des tourments de ce monde qui ne tourne plus très rond depuis quelques temps, c’est aussi l’assurance de lire des textes de qualité et de ne pas s’ennuyer. J’ai aimé la poésie avant chaque nouvelle, posée là comme un préambule à la nouvelle.

Les différents personnages sont tous attachants à leur manière et j’ai éprouvé beaucoup de sympathie pour certains d’entre eux. J’ai voyagé et j’ai même pu sentir les embruns de la Bretagne chère à l’auteur.

Je suis sortie de cette lecture calme, posée et le sourire aux lèvres. Un bol d’air frais nécessaire et salutaire, un livre qui mérite d’être connu.

VERDICT

Offrez-le vous ferez des heureux et offrez-le vous parce que vous le méritez… A conseiller aux amoureux de poésie et d’évasion.