où l’on parle de Rose Garden

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Voici une chronique réalisée par une blogueuse après lecture de Rose Garden.

http://leslecturesdepampoune.blogspot.fr/2014/09/rose-garden-carmen-pennarun.html

Je pense qu’il vaut mieux, dans mon univers, ne pas s’identifier aux personnages, sous peine de perdre tous ces repères et d’y laisser la raison.

Voici ce qu’en dit l’éditrice qui m’a aidée à réaliser ce livre de façon « professionnelle » :  » Rose Garden est un livre de qualité et les textes sont d’une grande poésie doublée de mystères. J’en recommande vivement la lecture à tous ceux qui ne savent pas quoi choisir en cette rentrée littéraire où des centaines de titres se télescopent et envahissent les tables de libraires. »

J’irai à une foire aux Arts demain, à Cesson. Je présenterai mon livre au public-lecteur pour la première fois. Un rendez-vous important pour moi.

Ma rentrée n’a pas vraiment eu lieu, je pensais la faire auprès de vous après un voyage aux us qui a dû être annulé. Cela me contrarie fort car mettre les pieds sur le continent américain me donne une énergie folle. Il va me falloir trouver une source ailleurs !

Amitiés.

Erin

Une lettre

Calliope

 

Un courrier suite à une participation à un concours de poésie. J’avais envoyé trois poèmes personnels et un autre poème écrit en duo avec une amie.

La lectrice a bien pris le temps de répondre et son analyse est intéressante mais je comprends bien que ma voix poétique va difficilement parvenir à se faire entendre dans le paysage actuel.

Erin

 

« 

            Le jury dans son ensemble n’a pas été très réceptif à vos textes. Seul Le messager a conquis quelques lecteurs, par son vocabulaire désuet et galant et par l’originalité avec laquelle vous traitez le thème de la déclaration amoureuse.

            Je pense qu’il y a quelques explications récurrentes à notre manque d’enthousiasme et je vais tenter de vous en faire part. Il ne s’agit que d’une opinion personnelle et vous êtes libre d’y piocher ce qui vous intéresse.

 

  • La longueur qui caractérise vos quatre textes. Ce n’est pas un obstacle en soi mais en poésie, on est plus habitué à lire un texte dense, ramassé, qui laisse une impression globale. En étirant vos textes, vous risquez de perdre le lecteur en route car il est plus difficile de rester concentré sur le sens d’un poème que sur celui d’un récit.

   C’est particulièrement le cas d’Ils sont partis vivre ailleurs : le refrain en italiques qui grossit au fur et à mesure est un procédé intéressant en soi mais qui m’a rapidement lassée par son côté répétitif. Peut-être serait-ce plus efficace sur une strophe plus courte, qui passerait par exemple d’un vers à quatre ou cinq ? Là, la partie « répétée » devient plus longue que les « couplets » nouveaux ce qui m’a paru un peu paradoxal.

   Je serais tentée de faire la même remarque pour Le messager que j’ai pour ma part beaucoup apprécié mais qui semble long, parfois redondant. Je pense que vous pourriez garder la même intensité d’images, la même impression de lenteur et de retenue dans la déclaration en condensant votre texte autour de quelques phrases et images fortes. L’émotion transmise n’en serait que plus vive car plus concentrée.

 

  • La complexité de votre style laisse le lecteur non initié un peu en dehors. Cela peut être un choix mais il risque de donner l’impression que vous parlez depuis une hauteur spirituelle inaccessible, ce qui peut décourager votre lecteur.

   Votre langue désuète et courtoise me séduit par moment mais tombe souvent dans des tournures un peu empruntées : le foisonnement d’images et de vocabulaire dans Kanevedenn, des phrases très ciselées dans Le Messager (« qu’elle surprenne l’avenir dans  la sensorialité d’une silencieuse étreinte que nous éprouvons déjà. » ; « Je garde espoir que tu me reconnaisses, ne dit-on pas qu’un mendiant d’amour, un jour, se hasarda dans la vallée des cœurs perdus où les soupirs donnaient récital et qu’il y trouva l’âme sœur ! »)… Notamment lorsque vous abordez le thème amoureux, certaines phrases débordent et frisent l’emphase, dans Le Messager ponctuellement et dans la chute d’Ils sont partis vivre ailleurs.

 

  • Enfin, tout cela rend le sens de certains passages assez difficile à saisir. Particulièrement, l’un de vos textes, Le voile déchiré m’a semblé un peu ésotérique. Les images sont belles mais je ne pense pas avoir saisi votre message. Peut-être est-ce plus visuel et sonore que signifiant ?

 

           

            Bien sûr, je ne vous ai donné qu’un avis subjectif que vous lirez comme bon vous semble. Ce que je critique est peut-être ce qui fait la force de vos textes pour d’autres lecteurs, qui ne sont pas forcément ceux de notre revue. J’espère néanmoins que mon regard vous sera utile.

 

En vous souhaitant une bonne continuation dans l’aventure poétique,

Cordialement,

 

Le premier recueil de L’amuse Loutre – Rose Garden –

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Voilà, les livres tant attendus sont arrivés. Ils sont magnifiques… mais nous savons tous que pour une mère son enfant est toujours magnifique !

Livre né de la chair de mes pensées. Les mots, lentement mûris, infusés à coeur peuvent être offerts à la lecture !

Le texte de quatrième de couverture :

« Carmen Pennarun vit en Bretagne, sur cette terre de légendes, elle s’attache à traduire, en poésie ou en histoires aussi délicates que troublantes, la magie d’instants qui ont défié son imagination.

Avec Rose Garden elle s’adresse aux lecteurs en sept nouvelles. De Boston à Brocéliande, en passant par la Normandie, elle les emmène dans un univers aux frontières du fantastique.

Tous ces signes qui jalonnent l’existence et auxquels les anciens étaient attentifs « Sommes-nous encore prêts à les entendre ? » interroge-t-elle.

Notre écoute doublée de la faculté de nous laisser surprendre, dans un monde où le progrès souvent nous dépasse, où la jeunesse se cherche, imprime à nos vies une courbe, celle du lâcher-prise. Le merveilleux s’infiltre alors dans le quotidien et l’anime d’une intensité audacieuse. »

Sept nouvelles :

Un nombre que j’ai choisi pour sa symbolique.

– Rose Garden (qui est l’histoire du Rat de Boston) – L’oeil de l’ange (une nouvelle qui nous embarque dans l’univers poétique de J. Prévert) – Pauline ou le cri (un jeune homme trahi par son meilleur ami est sur le point de perdre pieds) – Un dimanche en Pays de Brocéliande. – Amour et Mandala (une histoire d’amour entre deux jeunes gens qui ont eu bien du mal à se « trouver ») – Au-delà des cauchemars – La demoiselle de Saint-Just

Tous ces textes, que j’ai dévoilés partiellement ici, je les ai retravaillés, longuement… Ils ont été lus, relus, bien plus que sept fois.

L’atmosphère :

« Chacune de ces sept nouvelles nous convie à un rendez-vous avec la nature. Cette nature, on la découvre ordonnée et obéissant à la volonté de l’homme, dans un jardin du Massachusetts, on l’approche, sauvage, sur la Côte bretonne ou sur les Landes de Cojoux, on s’en extirpe quand un cauchemar nous  prend dans le labyrinthe du jardin de l’inconscient.

Avec Rose Garden, la réalité passe une porte, elle pénètre dans un univers où l’animal parvient à communiquer avec l’homme, où la mort poursuit le dialogue avec le vivant… « 

Le livre : 173 pages imprimées sur papier bouffant ivoire est proposé au prix de 18 €. Les frais de port sont de 2€45.

Je désire que le prix ne soit pas un obstacle à la lecture… alors n’hésitez pas à me contacter.

Voici mon adresse e.mail : carmen.pennarun@wanadoo.fr

Rose Garden (le livre)

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Il fait particulièrement chaud en Bretagne aujourd’hui et rien ne doit surprendre.

Un grillon du foyer mêle son chant à l’appel du pinson du jardin.

La nature parée de couleurs et senteurs estivales annonce une naissance attendue :

la sortie toute proche du recueil de nouvelles « Rose Garden » dont j’ai l’honneur d’être le scribe.

Heureuse !

J’espère que cette joie se propagera autour de moi.

Carmen P.

Salon du livre de Vitré 2014

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Comme vous me demandez des nouvelles de ce Salon de Vitré, voici quelques mots et une photo.

Pluie et vent étaient au menu météo de ce Salon de Vitré. Rien d’étonnant, le temps reste fidèle à lui-même et tient à marquer de ses caprices cette manifestation annuelle.
Chacun compense et n’oublie pas le parapluie de sa bonne humeur ! Les échanges entre les organisateurs, les bénévoles et les auteurs ou éditeurs invités sont toujours chaleureux.
Lors du repas, au coude à coude, circulent joyeusement les plats, le vin, et la parole bruyante – quand la pluie couvre les voix en tambourinant sur la toile du  chapiteau.
 
Un lien vers le site des éditions Lunatique où Pascale Goze, l’éditrice, qui était ma voisine de stand, a réalisé  un bon compte-rendu de ce week-end.
 

Les sportiviales de Vitré

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Salon du livre

 

Je serai au salon du livre de Vitré demain samedi 26 avril et dimanche 27 avril. Je serai heureuse de vous y rencontrer si vous passez par là.

On peut me voir sur la photo de l’affiche (celle de droite, je suis à côté de mon éditeur, Christian Domec, qui se tient debout, bras croisés).

 

New World

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Une installation réalisée par deux amis artistes, Jean-Michel Darras et Olivier Grolleau,  dans le cadre du salon de printemps d’une ville voisine (Chavagne)

Une cabane baptisée « New World » que les enfants ont décorée avec des fleurs (art récup). Une classe entière peut s’y « installer ».

Quelques mots sur la vie me sont venus, ils peuvent être lus, ici (comme je souhaite faire vivre mes deux blogs) :

http://parmotsetparcouleurs.over-blog.com/2014/04/printemps-et-gogyhoka.html

 

Tableaux

IMG_4255J’essaie de mettre en valeur mes productions artistiques. L’ancienne formule d’over.blog ne me le permettait pas. Apln.blog est un très bon blog dédié à la littérature, mais pour mes tableaux, non, de plus,  je ne parviens plus à publier de photos personnelles à moins de les réduire.

Je ne suis pas encore satisfaite, car les tableaux défilent, comme les articles… il me faudrait une page où ne figureraient que les tableaux d’arbres, ou que les tableaux de fleurs. Une page par thème, quoi ! Il y a peut-être moyen de le faire, mais je n’ai pas encore compris. Sinon… il faudra que je me décide à ouvrir un site.

Si vous voulez voir ce que donnent mes tableaux, c’est ici : http://parmotsetparcouleurs.over-blog.com/

Je n’ai pas mis mes derniers tableaux.

Je vous adresse l’un de mes tableaux préférés.

Amitiés.

Erin

La Force

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La Force est la main qui caresse nos décisions

 

La Force, la onzième lame du Tarot, le lion dompté par une Vierge, est la carte sur laquelle s’appuient les valeurs morales en vue (en voie) d’une réalisation sur Terre.

Des questions s’imposent : Nos valeurs sont-elles morales ? La morale n’est-elle qu’affaire de bons sentiments ? D’ailleurs, que sont les bons sentiments ?

Notre égo, sous l’apparence des bons sentiments, ne nous laisse-t-il pas croire que nous sommes — une personne bien — d’une haute moralité ? Nous nous aveuglons nous-mêmes et, ainsi endormis, nous poursuivons notre existence en ignorant les cadavres que notre insouciance laisse derrière nous.

 

Purifier nos sentiments après les avoir reconnus, après les avoir nommés,  est notre première tâche.

Purifier jusqu’à la source de nous-mêmes, pas celle de l’autre.

Purifier jusqu’à l’innocence retrouvée.

 

Quel est ce lion qu’il nous faut dompter ? Celui qui en nous s’impatiente et ne demande qu’à être entendu. Provoquer sa force, avoir l’intention de le détruire serait peine perdue. Oublions la violence, préférons-lui une ferme détermination toute en rondeurs féminines. Douceur et subtilité, amour et bienveillance sont les armes dont nous disposons, elles nous permettent d’affronter les épreuves de la vie avec confiance.

L’usage de ces armes douces nous évitera d’avoir à revivre  toujours les mêmes expériences. Comme le lion que nous étions et qui tournait en rond dans sa cage, nous n’aurons plus à rugir devant la même porte, toujours fermée. En lieu et place de cette porte, la force domptée nous tend son échelle.

 

L’énergie, dans le tourbillon de sa puissance, nous demande de faire des choix, de définir ce que nous souhaitons vraiment. Cela vaut le coup d’y réfléchir car cette énergie conduira vraiment nos vœux jusqu’à leur réalisation. Tout ce qui compose notre univers est la résultante de nos désirs passés, même les plus fous.

 

Est-ce l’Or, sont-ce les honneurs que nous recherchons ou désirons-nous créer, dans le jardin de notre vie, une roseraie où ceux qu’on aime puissent venir respirer un peu de tendresse, celle qui, justement, génère la Force ?

 

Erin (Carmen P.) pour le dico-citation de la Communauté des Nuls

Maman, papa…

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Maman, papa…

 

Sur la route de l’existence, nos pas prolongent ceux de nos parents. Si proches de nous, leurs empreintes restent visibles jusqu’au moment où le temps nous  les subtilise. . De ces marques en creux nous échappent le poids de leur présence à ce monde, l’amplitude de leurs mouvements, la teneur de leurs pensées. Heureux sommes-nous, pourtant, d’avoir pu grandir sous leur protection, d’avoir saisi leur personnalité, celle qui nous a impressionnés et que nous avons dépassée pour ne plus porter d’eux que la part  de mystère… Cette part qui nous échappe, nous en ressentons la douleur, elle n’a pas besoin de scalpel, ni de psychanalyse pour être évacuée, elle nécessite simplement d’être reconnue sur le trajet de la filiation.

 

Déchiffrer ce qui n’a pas été dit, par pudeur, ce qui a marqué une vie, est une œuvre d’envergure. Cela ne laisse que peu de répit, d’autant plus que l’œuvre est à reprendre au fur et à mesure que la connaissance du cœur éclaire un peu plus notre compréhension de l’humain, et cette compréhension dépasse et englobe le seul être qui nous importe.

 

L’auteur offre ses mots à son père comme le peintre recherche la couleur des sensations, il y travaille jusqu’à ce qu’il puisse considérer, à l’extérieur de lui, l’expression de cette personnalité chère qu’il porte en lui.

Cette vie transmise par nos parents, nous pouvons davantage la  décoder par le père pour le fils, par la mère pour la fille. Souvent nous attendons longtemps le jour où ce parent pourra nous parler, mais ce jour arrive rarement — la maladie le précède.

Reste à faire, non pas un deuil, mais un travail de remise à jour. La compréhension passe par le chemin des mots  qui explore la vie de ce parent  jusqu’à son  repli dans la maladie. À ce stade, il est urgent de trouver et de prononcer (mais ce n’est pas toujours nécessaire)  le verbe qui délivre, car se profile le bout de la vie… et les empreintes, bientôt, s’effaceront à notre perception.

 

(C’est ainsi que j’ai lu le billet de Juan Asensio… mes mots n’engagent que moi. Je mets un lien vers son magnifique texte qui éveillera peut-être chez d’autres lecteurs des émotions aux nuances différentes)

 

Carmen P. (Erin)

http://www.juanasensio.com/archive/2014/01/04/papa-papa.html