Instant gong

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Le tangible est l’instant gong mais rien ne s’y passe, à moins de se laisser surprendre.
Tout est dans la vibration qui suit l’impact et manifeste la rémanence du son dans l’espace qui n’est pas le vide.
Ainsi l’on peut vivre, suspendu à l’intangible, entre les gongs que sont les pierres de la traversée, dans la dynamique du sot.

 Carmen P.

… et si vous voulez un mandala dessiné à main levée par mon fils, Killian. Il souhaite qu’il soit diffusé… copiez, distribuez, coloriez !

 

Le monde

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Tout commence dans le néant, tout y retourne….
C’est l’espace où notre raison d’être jongle
avec mille pépites de joie dans la vibration Amour.
Pourtant, nous courons sur la peau de l’existence
accumulant tant et plus sur notre bulle de savon.

Je crois à la perméabilité des intentions
vierges de tout égoïsme, elles transformeront le monde.
Pensées et doutes ne passeront pas sans être,
en conscience, triés hors des pièges du jugement.

Lent cheminement vers l’intérieur du soi !

La Terre rayonne à la perspective
de notre proche alignement
sur l’élan qui nous porte.

.

Carmen P.

https://www.youtube.com/watch?v=fBVv7udJI7k

L’arbre mère

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Tous les bourgeons d’amour devenus branches occupent immensément le cœur de l’arbre mère. Pour eux, elle attend de la vie plus que des demi épanouissements.
Elle porte, avec ses fils et la lumière et les épreuves à affronter. Elle réhausse l’espoir jusqu’aux paliers où l’air est plus clément.

Absolue solitude de la Pythie qui de toute sa droiture défend l’amour avec la force de l’énergie originelle
Sans trêve, elle rajoute du poids dans la balance, côté vie, quand le monde manifeste, de façon mineure sa tendresse pour l’un de ses enfants, et quand l’inimitié risque de le fragiliser elle insuffle encore plus de lumière, car pour elle tous brillent du même éclat.

Ainsi elle donne à boire l’eau de la vie au calice des tulipes, même si elle-même, dans l’ombre, s’abstient d’y  goûter.

Erin

(photographie Barbara  Chikhi)

Les pouvoirs

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Certains pouvoirs manquent à notre accomplissement
Sauraient-ils  te soutenir, toi, ma volonté
qui dans la faiblesse s’incline – impuissante à me protéger.

Le corps est  une demeure qui souvent nous trahit
Sujet de perversion………..victime de violence
matière à prostitution……….… Notre incursion
sur terre est une épreuve vouée au don de soi
quand la rage ne nous révèle  pas.. bourreaux

Nos jardins sont peuplés de chimères
qui ne changent rien à la marche du temps
Le mal est le limon qui engraisse nos lendemains
aucune douleur ne supporte l’absolution

Les lamentations sont un chant qu’on entonne
en silence pour ne pas faire d’ombre au bonheur
de proximité. Ce que le passé a noué
le présent le dénoue avec diligence.

La mère ne donne pas seulement la vie
toute à la joie de mettre au monde elle oublie
que cet enfant ne lui appartient pas
sauf lorsque dans son sein il s’éteint

Une douleur à jamais sans délivrance
car porter la mort est un crime qu’elle ne se pardonne pas
La maternité est une étape – œuvre de procréation
savoir s’en détacher ouvre à d’autres créations

L’emprise charnelle parfois avilit sa source
le corps se prête aux avances de l’amant
mais l’âme prie le ciel de ne pas donner aux hommes
des pouvoirs autres que sensoriels

La  femme invoque la force. Elle sait la trouver dans l’amour authentique
un amour d’enfance, un amour d’avant l’offrande physique
un amour précédent le premier cri
un soupçon d’allégresse  où la conception nous a cueillis
et dont la flamme vacille dans l’alcôve du cœur

Souffle !

Ce sanctuaire n’apparaît qu’au dormeur et  le Grand Rêve le balaiera.

Carmen P.

(pour les droits de la femme qui ne sont pas affaire d’une seule journée)

Vent d’Ouest

croquis de Charles L'Heureux

 

Le vent d’Ouest secoue son corps d’hiver
la pluie ne cesse – les gouttes glissent
le long de ses branches – encensent la terre.
Son panache à venir replié dans l’alcôve
de ses bourgeons, l’arbre offre ses ramures en prière.

Mudras tendus vers le ciel, doigts papillons
entre lesquels insiste le souffle – s’infiltre
jusqu’à ce que la coupe gonflée d’air frémisse
en mille points puis retombe dans l’instant calme.
Une sculpture d’énergie s’ancre autour du bois

 

Erin

(illustration de Charles L’Heureux, arbre remarquable du Canada)

Lumière pour fées en cage

Karina Kiel

 

Soyons nos propres faits

Accordons-nous

un violon et un archet

un crayon et un papier

un pinceau et une toile

un ballon rond ou ovale

L’obscurité intérieure s’illuminera

d’une multitude d’étoiles.

 

La musique se propagera

le papier s’envolera

la toile resplendira

la balle ajustera sa trajectoire

 

le mouvement s’amorce à partir d’un point

une fois lancé rien ne peut l’interrompre

il sourd de l’endroit idéal où nous sommes (maintenant)

Avec lui se dissipe l’illusion de la cage

 

Erin (Carmen P.)

Photo Karina Kiel

Gestation

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1

La vie – pas un chat

La vie – de fil en aiguille

La vie mon fils

Se tait la mère – se terre

l’enfant dans un silence de matrice

 

2

Pas un chaton ni un poussin

La vie qui passe de mère en fils

La vie au loin qui naît enfant

dans un silence de matrice

.

En terre de femme serpentait l’annonce

 

3

 Sans bruit la conscience dépasse le mur de la réalité.

L’intuition sus-terraine, la pré-connaissance de chair voyagent en des arcanes que seule l’ubiquité de l’esprit fréquente. L’intelligence des gènes ignore les barrières géographiques et tout autant la profondeur des océans, elle s’appuie sur des ponts invisibles à la constance éthérique. La communication existe entre les gènes, les jeunes cellules peuvent compter sur le soutient des anciennes. La vie entre parenthèses, chez l’un, offre son énergie, envoie son souffle d’amour vers l’âme fragile qui doucement s’installe.

 

Erin

(illustration Susan Seddon Boulet)

Affichistes

 

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Nos vies comme les oeuvres des affichistes…

 

Découpe de papier journal

l’ordinaire des jours se lit dans les interstices

seul lieu où la déchirure s’offre au décryptage

 

Tout évènement s’échafaude sur une scène ouverte

où s’accoquinent bonimenteurs et silencieux

 

Erin (Carmen P.)

 

illustration Jacques Villéglé